jka boulogne: MOTOKUNI SUGIURA
   le club de karate  JKA shotokan  de Boulogne-sur-Mer

 



 




Créer un site facile avec EditArea
 
MOTOKUNI SUGIURA
MOTOKUNI SUGIURA
Ceinture noire à 20 ans
 
Sensei Sugiura est né le 4 octobre 1924 dans la préfecture d’Aichi, au Japon. Lorsqu’il débute le karaté, il étudie tout de suite la forme Shotokan, celle que nous pratiquons au club.
 
C’est sous les regards attentifs de Maître Gichin Funakoshi et, plus particulièrement, de son fils  Yoshitaka Funakoshi, que Sensei Sugiura progresse petit à petit.  
 
A 20 ans, il obtient le grade de Shodan, soit la première « ceinture noire ».
 
Après une année passée dans un corps militaire, il revient rapidement au karaté, sous la direction de Sensei Nakayama, auteur des livres Best Karaté. En parallèle, il travaille dans un lycée de Tokyo et décroche le grade de Sandan (3e ceinture noire).
 
 
Une vie dédiée au karaté
 
En 1955, Sensei Sugiura démissionne de l’université et décide de se consacrer, à plein temps, au karaté, notamment au sein de la Japan Karaté Association (JKA).
 
C’est le début d’une vie dévouée au karaté : il enseigne au Hombu Dojo de Tokyo (quartier général de la JKA), participe à l’élaboration des règles de compétitions, à l’arbitrage, et propose des entraînements dans quelques universités de la région de Tokyo.
 
En 1958, le gouvernement japonais délivre un agrément à la JKA. Grâce à cette reconnaissance officielle, Sensei Sugiura se voit attribuer une licence de professeur d’éducation physique. Dès lors, il enseigne cette matière à temps partiel tout en donnant des conférences à Asia University. C’est à cette époque qu’il accède au 6e dan.
 
Le karaté exporté à travers le monde
 
La décennie suivante, Sensei Sugiura se tourne vers le monde en participant de plus en plus à la promotion internationale du karaté.
 
Il écrit, en 1961, Basics of karate-do, livre dans lequel il identifie et corrige les erreurs communes dans les techniques de karaté.
 
En 1963, grâce à ses six autres volumes, le tournage du film Séminaire de karaté, en langue anglaise, est réalisé.
 
L’été de la même année, il démissionne de son poste de Directeur de la JKA pour enseigner l’éducation physique à plein temps.
 
Les activités de Sensei Sugiura se multiplient. Le quadragénaire devient le représentant de l’association Karaté-do et l’adjoint aux sports, au karaté et à l’éducation physique de la ville de Konagei. Il rejoint également la Société japonaise des arts martiaux et participe, avec le groupe d’édition Kodansha International, au tournage de cinq vidéos sur l’étude des kata, disponibles en versions anglaises et japonaises.
 
Bientôt, les qualités de Sensei Sugiura attirent l’attention d’autres pays. Il est même invité en Chine, à Taïwan. En août 1975, il se rend à Los Angeles et à Hawaï pour participer à l’assemblée générale de la Fédération Internationale de Karaté Amateur (IAKF). Il assiste aux 7èmes championnats IAKF patronnés par la JKA.
 
 
9e dan
 
1976 est une année primordiale pour le karaté international. Sensei Sugiura est 8e dan, membre de la commission technique de karaté de la JKA et professeur associé à plein temps à Asia University. Dès lors, il est envoyé aux Etats-Unis pour observer et évaluer les méthodes d’enseignement du karaté dans plusieurs universités du pays.
 
L’année suivante, Sensei Sugiura achève de rédiger sa thèse, A System of karate-do, traitant des vraies finalités et de l’essence du karaté-do. Pendant quelques années, il développe des approches pédagogiques et didactiques sur le karaté-do et rédige, en 1989, des directives pédagogiques.
 
Un an après avoir quitté son poste à Asia University, en 1990, Sensei Sugiura est nommé Chef Instructeur de la JKA. Il reçoit son 9e dan en 1992.
 
 
Kihon, kata et kumité
 
Une des avancées les plus importantes, fruit du travail de Sensei Sugiura, est l’organisation de l’enseignement du karaté centrée essentiellement sur trois axes : kihon, kumité et kata.
 
Comme il l’explique lors des séminaires pour instructeurs : le kihon est l’exercice pour apprendre et perfectionner les techniques ; le kumité permet de mieux se concentrer sur l’utilisation de ces techniques exécutées avec une puissance maximale ; le kata permet les deux approches, ainsi qu’une unité pédagogique et un esprit critique qui permet de chercher l’unité entre le corps et l’esprit. Cet axe de recherche est l’essence même du karaté.
 
Lors du dernier séminaire pour les instructeurs, en avril 2007, Sensei Sugiura a de nouveau expliqué la manière de saluer. Il a insisté sur l’attitude, la respiration et la tonicité des lombaires pendant le salut. Enfin, il a montré avec précision et dynamisme l’exécution de techniques, notamment dans les kata Tekki, Gankaku et Jitte. Leurs applications dans les bunkai restent simples, pertinentes, efficaces et fidèles à l’exécution du kata.


Une biographie écrite"à quatre mains". C.Ditte et Ph.Maquaire (2007) 

Photo de Sensei SUGIURA - Avril 2007 - discours pendant la cérémonie officielle du Gasshuku instructeurs (TOKYO)