Rencontre imprévue
Lorsqu'il arrive à Tokyo pour étudier, Masatoshi Nakayama veut continuer la pratique du kendo. A cette époque, Sensei Funakoshi a déjà répandu l'enseignement de l'Okinawa-te dans le milieu universitaire. L'histoire raconte que Masatoshi s'est trompé d'horaires, et arriva au dojo pendant un cours de karaté.
Vers 1932, Sensei Funakoshi donne une connotation plus japonaise à l'art qu'il pratique et le nomme karatedo. Les noms des anciens kata se transforment (kushanku devient kanku, par exemple). C'est dans ce contexte que Masatoshi Nakayama découvre le karaté.
L'entraînement consiste à répéter inlassablement un kata et à pratiquer jusqu'à épuisement le makiwara, poteau planté dans le sol et recouvert de paille serrée qui permet de durcir les kentos et de développer le kime. Très marqué par l'enseignement de Sensei Funakoshi, Masatoshi Nakayama sera, toute sa vie, un fervent défenseur du travail des bases techniques et des kata, même s'il fut à la source de l'intégration du kumite (combat) dans les entraînements.
Expérience chinoise
De nouvelles méthodes d'entraînement apparaissent dans les années 30 : le kumite conventionnel comme le gohon kumite, sanbon kumite, etc.
Nakayama participe à des démonstrations et étudie auprès de Sensei Funakoshi pendant cinq années, s'entraînant de nombreuses heures et continuant parallèlement ses études linguistiques. En 1937, il part pour l'université de Pékin (Chine) et y reste plus de dix ans. Pendant ces années, tout en approfondissant le karaté, il s'initie au tai-chi-chuan.